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Chapitre 34

21:01, 10 February 2022

Mahito: « Ça fait un bail ! »

Le sang maudit de Keiko s'est glacé. Une immense panique a pris le contrôle de ses membres. Ce mauvais pressentiment avait donc raison d'être présent dans tout son corps.

Elle a doucement tourné sa tête vers la provenance de la voix de ce fléau, et l'a vu assis sur la balançoire, se balançant doucement.

Mahito: « C'était bien toi la petite qui m'avait brûlé ? »

L'angoisse qui avait engourdi les membres de Keiko l'empêchait de répondre correctement. Et de tout manière elle ne comptait pas lui répondre.

Mahito: « Comment t'as fais d'ailleurs ? » a-t-il dit près de l'oreille de Keiko.

Elle s'est stoppée dans sa marche quand elle a sentit le corps de Mahito tout près d'elle. Elle ne l'avait même pas entendu venir. Son cœur a tambouriné dans sa poitrine si fortement qu'il bourdonnait dans ses oreilles. Elle avait atteint un stade où la peur lui paralysait les muscles.

Keiko avait conscience que Mahito était fort, elle l'avait même vu faire son extension de territoire. Et étant donné qu'ils étaient seuls dans ce parc, Mahito avait la possibilité d'étendre son territoire. Elle redoutait qu'il fasse ça car elle n'y connaissait rien en extension de territoire et savait encore moins comment s'en sortir.

Elle a réuni tout son courage et a fixé Mahito dans ses yeux bleus et gris.

Mahito: « Tu as perdu ta langue ? »

Keiko: « Ferme la, qu'est-ce que tu me veux ? »

Mahito s'est reculé d'elle doucement en mettant les mains en avant, en signe de paix.

Mahito: « Je suis venu en ami rien à craindre, je voudrais seulement savoir comment tu fais pour avoir ce sang qui démange autant. »

Keiko a tourné les talons et a reprit sa route comme si ce fléau n'existait pas. Même si la peur lui rongeait les membres, elle s'est concentrée sur le courage qui lui restait en réserve.

Affronter Mahito serait la pire chose à faire, mais Keiko ne savait pas comment faire pour qu'il parte de ce parc sans qu'il ne l'a blesse.

Elle a discrètement plongé sa main dans son sac, pour appeler immédiatement Nanami ou bien lui envoyer sa localisation. Mais son téléphone lui a été arraché des mains juste avant qu'elle n'envoie le message.

Un main longue et grisâtre a pris son téléphone et l'a broyé en face d'elle.

Keiko a difficilement avalé sa salive, mélangée par le fait que maintenant elle ne pouvait pas contacter Nanami et par le fait que son précieux téléphone se soit fait écrabouiller de la sorte.

Puis soudainement la main rallongée de Mahito est venu lui saisir la gorge fermement.

La peur avait peint le visage de Keiko, elle ne savait soudainement plus comment rassembler le peu de courage qu'elle avait pour le repousser. Ses muscles eux-mêmes ne voulaient pas bouger car ils étaient paralysé par la peur de se faire blesser par Mahito.

Mahito: « Je veux juste parler, ne complique pas les choses. »

Sa prise sur la gorge de Keiko n'était pas étouffante. Mais Keiko s'étouffait à cause de la peur, ses palpitations cardiaques étaient affolées au contact de la peau du fléau contre la sienne. Chacun de ses sens étaient en alerte et près à réagir à la moindre attaque.

Voyant que Keiko ne répondait pas, il l'a lâché et elle s'est immédiatement reculé de lui en reprenant difficilement sa respiration.

Mahito; « Vous les humains... vous êtes si compliqué... »

Le cœur de Keiko s'est figée quand elle s'est souvenu du sort de Mahito. Pendant l'espace d'un instant elle a sentit le monde s'écrouler autour d'elle. Nanami lui avait parlé du sort de Mahito, l'altération de l'âme.

Immédiatement elle a portée sa main à son cou, de un pour vérifier si elle ne commençait pas à se transformer en fléau et de deux pour savoir si elle était toujours en vie. Et effectivement son pouls pulsait fortement dans ses veines, lui rappelant qu'elle était toujours en vie.

Keiko était potentiellement face à la mort, et elle ne savait pas ce qu'elle devait faire pour y échapper. Mais elle a sentit son corps être prêt, chaque partie de son anatomie était maintenant remplie de force, car elle était certaine que le sort de Mahito ne fonctionnait pas contre elle.

Perdant patience, Mahito a décidé de faire un pas vers elle dans l'intention de la tuer pour pouvoir découvrir par lui-même comment son sang pouvait autant le démanger.

Immédiatement Keiko a plongé sa main dans son sac pour prendre sa lame et s'entailler le poignet. Une douleur l'a fait grimacer, mais elle n'avait pas le temps de penser à la douleur qu'elle endurait, car Mahito fonçait vers elle à une vitesse hallucinante. Elle a vite paré l'attaque en tapant l'avant-bras en forme de lame de  Mahito, pour que celui-ci ne l'atteigne pas.

Mais Mahito était futé, et son autre main était prête à toucher la côte de Keiko. En remarquant ça Keiko a vite réagi. Les premiers doigts de Mahito sont entrés en contact avec Keiko, mais heureusement, elle l'a repoussée en frappant l'entrejambe du fléau, ce qui l'a fait reculé de quelques mètres.

Elle a profité de l'éloignement de Mahito pour s'enfoncer d'un coup vif la lame dans le ventre. La douleur qu'elle a ressenti l'a fait gémir de douleur, et quelques larmes ont menacé son regard déterminé. Ses genoux ont faibli à cause de la souffrance que sa plaie lui infligeait.

Sa respiration s'est fortement saccadée quand un flot de sang s'est écoulée sur sa robe. Elle a concentré son sang maudit en une forme, une arme, qui a formé deux kunais.

Ils se sont matérialisés devant elle et elle les as vite saisie quand elle a vu le pied de Mahito sous ses yeux. Mais trop tard pour Keiko, la chaussure du fléau a heurté son visage en plein fouet.

Elle a hurlé de douleur tandis que Mahito rigolait. Elle a sentit du sang coulé de son nez à cause des dégâts du coup porté par Mahito. Mais malgré la torture ahurissante qu'elle ressentait dans tout son corps, Keiko s'est levée.

Kunais en main, elle s'est relevée déterminée à en finir vite, car sa plaie lui causait déjà des vertiges, sans compter la douleur presque handicapante.

Elle a foncé vers son adversaire qui fonçait lui-même vers elle. S'en est suivi un combat extrêmement intense. Mahito assaillait des coups à Keiko, qu'elle esquivait et contrecarrait du mieux qu'elle pouvait. Elle aussi l'assenait de coup avec ses kunais, mais ils ne semblaient pas avoir d'effet sur le fléau. Seul quelques égratignures se dessinait après lui avoir porté des coups, pourtant elle était certaine que ses attaques étaient assez forte pour le blesser.

Mahito; « Je m'ennuie pas toi ? » dit-il pendant qu'il essayait de frapper Keiko.

Soudainement, le poing de Mahito s'est cognée contre la côte de Keiko avec une force si forte, que Keiko a presque senti son poumon être perforé. A bout de souffle, elle s'est immédiatement reculé. Son cœur battait à une vitesse si  hallucinante, qu'elle avait l'impression qu'il allait bientôt exploser. Mais la peur et l'adrénaline qui courrait dans ses veines l'a persuadé qu'elle pouvait en faire plus, et réussir à abattre Mahito.

Ses pas sont arrivés rapidement vers son ennemi et elle a aussitôt planté un de ses kunais dans le torse de Mahito avec une force qui l'a poussée à hurler de rage.

Pendant un quart de seconde, elle a cru avoir réussi, les yeux de Mahito se sont retournés en arrière a cause de la douleur et les démangeaisons qu'ils ressentaient, et une grande inspiration a gonflé ses poumons, favorisant l'entrée du sang maudit de Keiko dans son organisme.

Mais quand les iris bleues et grises de Mahito sont revenus hantés celle de Keiko, son corps a frôlé la paralysie.

Elle a instantanément tiré le kunai qui était enfoncé dans le torse de Mahito, mais le fléau a contracté sa poitrine, provoquant l'impossibilité de retirer le kunai. Lorsqu'elle a aperçu la peau de Mahito grimpé sur le manche du kunai, elle l'a immédiatement lâché. L'arme s'est enfoncée dans la poitrine de Mahito, mais juste avant qu'elle ne rentre complètement, Keiko a annulé sa matérialisation, et celui-ci s'est retransformé en sang pur.

Ça y est cette fois-ci elle avait réussi, elle en était certaine, son sang maudit était dans l'organisme de Mahito !

Un petit sourire a incurvé le coin de sa lèvre, mais pas totalement, car elle sentait toujours ce mauvais pressentiment planer autour d'elle.

Puis soudain, elle a vu Mahito tousser. Il a toussé extrêmement fort. Au point d'en cracher du sang. Avait-elle réussi ? Il allait vraiment exploser ? Si simplement ?

Dans le sang de Mahito crachait, il y avait des morceaux qui y tombaient, un morceau rond et deux en forme de poire.

Mahito s'est relevé, et s'est légèrement étiré, comme s'il ne venait pas d'agoniser quelques secondes plus tôt. Puis quand son regard a rencontré celui de Keiko, elle a su que le combat était loin d'être fini, et ses petits morceaux allaient probablement lui causer de nombreuses blessures.

Elle s'est remis en position de combat, avec seulement un kunai. Ses muscles étaient faibles, elles perdaient beaucoup trop de sang. Ses yeux sont sont embués à cause des vertiges qui prenaient possession du corps de Keiko, mais en grande partie, c'était à cause de la tristesse qui s'accumulait a cause de la peur d'échouer. Et de probablement mourir.

La mort, mourir. Mourir sans avoir vécu pleinement sa vie. Mourir sans avoir dit encore plein de "je t'aime" à Nanami. Mourir sans avoir pu lui prouver à quel point elle l'aimait. Mourir sans avoir pu fonder une famille avec lui. Mourir sans avoir pu voir sa nièce et sa future fille jouer ensemble.

Keiko ne voulait pas mourir. Elle avait encore trop de choses à accomplir. Des buts à atteindre. Des paroles à dire. Des personnes à aimer. Et tant qu'elle ne les aura pas accomplie, rien ni personne ne pourra l'en empêcher. Surtout pas la mort.

Les morceaux que Mahito avait recraché se sont transformé en fléau. Keiko en avait la bouche bée. Mais elle n'a pas cherché a comprendre comment c'était possible car, elle distinguait très clairement ses fléaux, ce qui veut dire qu'ils possédaient une grande quantité d'énergie occulte.

Nanami, sauve-moi..

Les quatre fléaux se sont rués vers Keiko. Une course poursuite s'en est suivie, Keiko courait vers un fléau qui lui aussi courait vers elle malgré les autres fléaux qui s'avançaient rapidement vers elle.

Avec son seul kunai en main, elle a sauté sur le premier fléaux sans hésitation et l'a planté dans son œil. Il a gémit de douleur et a commencé à se tortiller dans tout les sens.

L'autre fléau craché par Mahito, s'est jeté sur elle après qu'elle soit descendu du crâne de l'autre fléau agonisant, et l'a écrasé avec tout son poids. Keiko s'est retrouvé plaquée au sol, et le poids étonnamment lourd du fléau exerçait une pression sur tout ses organes. Elle suffoquait, cherchant un moyen d'approvisionner ses poumons d'air. Mais le fléau avait une peau visqueuse qui empêchait l'air de passer.

La situation affolait tout son système, elle n'arrivait plus à respirer et son cœur qui battait à mille à l'heure commençait à lui aussi demander de l'oxygène. Ses poumons lui brûlaient de l'intérieur, elle essayait de bouger sa tête dans tout les sens pour prendre de l'air mais la pression qu'exerçait le fléau sur son corps agonisant l'en empêchait.

La situation devenait critique, il fallait qu'elle fasse quelque chose. Elle n'allait pas être vaincue si facilement. Jamais. Keiko Shori n'allait certainement pas mourrir comme ça.

Elle sentait la peur monter en elle, mais grâce au peu de force qui lui restait, elle a pu bouger difficilement sa main et entailler la peau visqueuse du fléau. Malgré son effort surhumain pour bouger sa main, l'entaille qu'elle avait fait n'a pas réussi à faire bouger le fléau. Alors du mieux qu'elle pouvait, elle a enfoncé son kunai dans le corps du fléau, puis a provoqué sa dématérialisation, et il est revenu à son état liquide.

Lorsqu'elle a sentit un feu ardent incendiée son corps, un pique a comme transcendé son cœur.

Cette douleur s'est doucement transformé en douceur qui caressait ses blessures. Les rendant moins martyrisantes.

Un souffle nouveau est venue dans son corps et ses yeux se sont délicatement fermés, tenté par ce doux souffle qui rendait tout son corps en paix.

Alors c'est ça la mort ?

Une mort douce ? Keiko ne sentait même plus ses larmes perler de ses yeux, mais elle savait qu'elle pleurait. Silencieusement. Seule. Sans que personne ne soit au courant. Sans qu'elle n'ait pu montrer aux gens qu'elle aime, l'amour qu'elle leur porte. Sans avoir pu fonder une famille. Sans avoir pu connaître toute les joies de la vie.

La dernière choses qu'elle connaitra alors sera ce calme affreusement douloureux. Pas physiquement. Mais mentalement. Car elle savait que la mort ce cachait derrière ce voile de douceur.

Mais cette douceur est partout aussi vite qu'elle est venue, pour laisser reprendre la douleur possession de son corps.

La lumière du jour lui a brûlé la rétine. Comme ses poumons qui ont été brûlés par cette entrée d'air imprévue. Son corps s'est sentit revivre sentant la pression monstrueuse du fléaux ne plus être sur lui.

Il avait explosé. Le fléau avait explosé.

Keiko a repris le plus d'air possible comme si elle allait en être privée à nouveau. Malgré la douleur qui persistait dans son corps, elle a sentit qu'elle était forte. Plus forte que quand elle était a l'entrée de la mort. Tant qu'elle ne revivait pas ce moment là, Keiko était persuadé qu'elle était toujours plus forte.

Elle s'est relevée difficilement à cause de ses muscles toujours engourdis sous l'effet du poids de l'autre fléau. Maintenant il restait deux fléaux en face d'elle. Mahito et un autre fléau de couleur noir .

Le seule problème qui s'imposait était que Keiko ne possédait plus d'arme et n'avait plus assez de force pour en recréer.

Mais elle possédait une arme que ses deux adversaires se seront jamais capable d'avoir; l'amour.

Et par amour pour les gens qu'elle aime, Keiko allait réussir à les vaincre.

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Hey !

Comment ça va ? Je vous rapporte des mouchoirs ? Parce que moi j'en ai eu besoin.

Et je crois que je vais encore en avoir besoin quand je me souviens que c'est bientôt la fin bllblblb *pleure*

En tout cas j'espère que vous avez apprécié ce chapitre que moi j'ai vraiment aimé écrire !!

La fin elle est pas trop ringard ? Parce que techniquement les fléaux ils peuvent pas avoir de sentiments dooonc bref dans ma tête je trouve la fin grave "poétique" donc voilaaaa

Et on en parle du média ??? Omg genre NANAMIIIIIII. Bref je lui donne mon corps quand il veut.

Bisous remplie d'amour.

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